PLAN PLURIANNUEL DE TRAVAUX
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DIAGNOSTIC TECHNIQUE GLOBAL
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IMMEUBLES & COPROPRIÉTÉS
Plan pluriannuel de travaux et diagnostic technique global pour immeubles et copropriétés. Analyse complète du bâti, hiérarchisation des priorités et projection des dépenses futures. Une lecture technique claire pour décider avant que les urgences n’imposent leurs coûts.
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Pourquoi le DTG et le PPT ne peuvent pas être vendus à la commission

 


Il existe dans le monde de la copropriété une confusion persistante entre deux réalités très différentes : la vente de services standardisés et la production d’analyses engageantes. Cette confusion explique pourquoi certaines prestations techniques circulent aujourd’hui par apport d’affaires, rétrocommissions ou plateformes intermédiaires. Et elle explique aussi pourquoi le Diagnostic Technique Global et le Plan Pluriannuel de Travaux résistent profondément à ce modèle.

 

Un DTG ou un PPT n’est pas un produit que l’on écoule. Ce n’est pas une prestation que l’on pousse. Ce n’est pas un volume à alimenter. C’est un travail d’analyse qui engage la responsabilité de celui qui l’écrit, la trajectoire financière de la copropriété et, souvent, la sérénité de décisions collectives à venir. À partir de là, la question de la commission n’est pas morale. Elle est structurelle.

 

Un système à commission fonctionne toujours selon la même logique : plus il y a de dossiers, mieux c’est. Plus le processus est rapide, plus il est rentable. Plus le contenu est lisse, plus il est acceptable. Cette logique peut parfaitement fonctionner pour des prestations répétables, normées, peu engageantes. Elle devient problématique dès lors que le document produit n’est plus neutre, mais décisionnel.

 

Un PPT sérieux ne cherche pas à plaire. Il cherche à dire. Dire ce qui vieillit. Dire ce qui ne peut plus attendre. Dire ce qui coûtera plus cher demain que cette année. Or, plus un document est précis, hiérarchisé, argumenté, plus il rend certaines décisions difficiles à repousser. Et c’est précisément ce que le modèle à commission évite.

 

Lorsqu’un intermédiaire est rémunéré sur la signature, son intérêt n’est pas que le contenu soit exigeant, mais qu’il soit acceptable. Pas que le diagnostic soit fin, mais qu’il passe en assemblée générale sans heurt. Pas que la copropriété voie clair, mais qu’elle ne bloque pas. Ce décalage n’est pas une accusation : c’est une mécanique économique parfaitement rationnelle.

 

C’est pour cette raison que certains documents très chers peuvent paradoxalement être très légers. Peu de pages. Peu de projections. Peu de hiérarchisation. Peu de chiffrages engageants. Ils remplissent leur rôle administratif, mais laissent intacte la difficulté de décider. Ils ne créent pas de conflit immédiat, mais reportent les arbitrages. Ils rassurent à court terme, au prix d’une contrainte plus brutale plus tard.

 

À l’inverse, produire un DTG ou un PPT sans commission, sans apporteur, sans intermédiaire, impose une autre posture. Le professionnel n’a qu’un seul interlocuteur : la réalité du bâti. Il n’a qu’un seul objectif : rendre le futur lisible tant qu’il est encore possible d’agir. Il n’a aucun intérêt à minimiser, édulcorer ou accélérer artificiellement.

 

Ce choix a un coût. En temps. En énergie. En acceptabilité parfois. Un document exigeant dérange plus qu’il ne protège. Il oblige à regarder ce que l’on aurait préféré repousser. Il transforme des intuitions floues en lignes budgétaires. Il enlève l’excuse du « on ne savait pas ». Et c’est précisément pour cela qu’il n’est pas compatible avec une logique de commission.

 

Refuser la commission, ce n’est pas refuser de travailler avec d’autres acteurs. C’est refuser que l’analyse soit influencée par autre chose que le bâti lui-même. C’est refuser que le contenu soit calibré pour faciliter une vente plutôt que pour éclairer une décision. C’est accepter que certains dossiers n’aboutissent pas, parce que tout le monde n’est pas prêt à entendre ce qu’un PPT sérieux implique.

 

Dans les faits, les copropriétés finissent toujours par payer. La seule variable est le moment. Soit elles paient en anticipation, avec des choix possibles, une progressivité maîtrisée et une visibilité claire. Soit elles paient sous contrainte, dans l’urgence, avec des montants imposés par la dégradation ou la réglementation. Un PPT n’élimine pas cette réalité. Il permet seulement de la regarder à temps.

 

Ce positionnement n’est pas le plus confortable. Il ne promet pas de volume. Il ne garantit pas la facilité. Il ne séduit pas tous les interlocuteurs. Mais il attire ceux qui cherchent autre chose qu’un document de plus : une lecture honnête de leur immeuble et de ce qu’il exige réellement.

 

C’est aussi pour cela que certains professionnels choisissent de rester hors commission. Non par principe abstrait, mais parce que certaines missions ne peuvent pas être découpées, déléguées ou monétisées à la marge sans perdre leur sens. Un DTG ou un PPT n’est pas une opportunité commerciale. C’est un acte de responsabilité technique. Et cela change tout.


Comprendre le rôle du DTG en immeuble et du PPT en copropriété permet de relier l’état réel du bâtiment aux décisions techniques et financières à venir.


Avant de nous appeler

Un DTG ou un PPT n’est pas une formalité. Ce n’est pas un document pour “faire plaisir” à une assemblée générale. Ce n’est pas non plus un outil pour repousser une décision. Dans la pratique, c’est un document qui met noir sur blanc ce que l’immeuble va exiger dans le temps, avec ses priorités, ses contraintes, ses incohérences, et parfois ses angles morts.

Si vous cherchez le devis le plus bas, un document le plus léger possible, ou un rapport qui évite les sujets sensibles, je préfère être clair : je ne suis probablement pas le bon interlocuteur. Ce type de demande existe, et je ne le juge pas, mais il mène souvent à la même issue : une décision repoussée, puis imposée plus tard par l’urgence, la technique, ou la réglementation.

À l’inverse, si vous cherchez un travail utile — c’est-à-dire lisible, hiérarchisé, exploitable en assemblée générale, et cohérent avec la réalité de votre immeuble — alors vous êtes au bon endroit. Mon rôle consiste à constater, structurer, prioriser, chiffrer dans une logique défendable, et expliquer ce qui est faisable, ce qui ne l’est plus, et ce qui doit être assumé collectivement. Ensuite, je m’arrête : la décision appartient toujours aux copropriétaires et au syndic.

Le simulateur en ligne donne un ordre de grandeur. Il n’a pas vocation à remplacer un échange, ni à “figer” un prix sans comprendre le contexte réel (configuration, accès, documents disponibles, niveau d’attente, état technique, contraintes d’AG, calendrier). Si vous souhaitez un devis aligné sur votre situation, le plus simple est d’appeler : quelques informations ciblées suffisent souvent à cadrer correctement.

Enfin, je travaille sans promesse magique. Un DTG/PPT n’empêche pas les désordres, ne supprime pas les conflits, et ne garantit pas que tout se passera bien. En revanche, il permet une chose rare en copropriété : décider tant qu’il est encore temps, plutôt que de subir plus tard.

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Vérifier les informations
Nous recrutons… rarement.

Travailler ici n’est pas une opportunité. C’est une contrainte.

Nous ne recrutons pas. Ou plus exactement : nous ne recrutons pas par défaut. Notre activité repose sur des diagnostics engageants, des constats techniques assumés, et des rapports qui disent ce que le bâti révèle réellement — y compris lorsque cela dérange, complique une décision ou met fin à une illusion confortable.

Ici, il ne s’agit pas de cocher des cases réglementaires, ni de produire des documents rassurants. Il s’agit de voir, comprendre, hiérarchiser, et écrire ce que le réel impose, sans l’édulcorer.

Les profils que nous ne recherchons pas

Nous ne recherchons pas des profils juniors à former, des techniciens spécialisés sur un seul lot, des exécutants de trames, des professionnels qui attendent qu’on leur dise quoi voir, ou des personnes mal à l’aise avec le conflit, la contradiction ou la responsabilité technique.

Si vous cherchez un cadre rassurant, des méthodes figées, ou un poste où l’on “applique une procédure”, ce n’est pas le bon endroit.

Ce qu’exigerait, en théorie, un profil compatible

Un profil réellement compatible cumulerait — sans que cette liste soit négociable : au minimum 10 ans d’expérience réelle dans le bâtiment (pas uniquement dans le diagnostic), une compréhension transversale (structure, enveloppe, réseaux, usages, pathologies), une maîtrise avancée de l’efficacité énergétique et de ses limites, une capacité à produire des analyses écrites longues, argumentées, juridiquement lisibles, une autonomie totale sur site, sans supervision, une capacité à assumer un constat même lorsqu’il est mal reçu, et une absence totale de fascination pour les “solutions miracles”.

Autrement dit : un profil rare. Et nous en sommes conscients.

Pourquoi cette exigence

Parce qu’un DTG ou un PPT mal fait ne se contente pas d’être inutile. Il est dangereux. Il reporte des décisions. Il déplace des responsabilités. Il fabrique de faux consensus qui explosent plus tard, sous contrainte.

Notre travail consiste précisément à éviter cela. Et cela implique une exigence intellectuelle et technique élevée, que peu de professionnels acceptent réellement sur la durée.

En pratique

Si vous pensez correspondre à cette description, vous pouvez écrire. Il n’y a pas de poste ouvert, pas de promesse d’embauche, pas d’urgence.

Êtes-vous capable de produire des constats que vous accepteriez de signer seul, devant une copropriété entière ?

Si la réponse est non, inutile d’aller plus loin.

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