PLAN PLURIANNUEL DE TRAVAUX
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DIAGNOSTIC TECHNIQUE GLOBAL
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IMMEUBLES & COPROPRIÉTÉS
Plan pluriannuel de travaux et diagnostic technique global pour immeubles et copropriétés. Analyse complète du bâti, hiérarchisation des priorités et projection des dépenses futures. Une lecture technique claire pour décider avant que les urgences n’imposent leurs coûts.
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DTG et PPT : entre obligation légale et réalité du bâti, que valent vraiment ces dispositifs ?


Le Diagnostic Technique Global et le Plan Pluriannuel de Travaux ne sont pas nés d’une logique de terrain. Ils sont issus d’une construction législative progressive visant à encadrer la gestion du patrimoine bâti collectif. Leur existence relève d’abord du droit, avant même de relever de la technique. C’est précisément cette origine juridique qui crée aujourd’hui un décalage fondamental entre ce que prévoient les textes et ce que vivent réellement les immeubles.

 

Le DTG trouve son fondement dans les articles L.731-1 à L.731-5 du Code de la construction et de l’habitation. Le législateur y définit un outil destiné à analyser l’état apparent des parties communes, apprécier la situation du syndicat au regard de ses obligations, intégrer la performance énergétique et proposer une évaluation sommaire des travaux nécessaires dans les dix années à venir. Le texte ne parle pas d’expertise destructrice, ni d’étude structurelle approfondie. Il parle d’un diagnostic global, visuel, documentaire, hiérarchisé, inscrit dans une logique de gestion et non dans une logique d’ingénierie lourde.

 

Ce même Code prévoit que la décision de réaliser un DTG relève de la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965, pilier du statut de la copropriété. Le DTG devient par ailleurs obligatoire dans certains cas, notamment lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de dix ans. Là encore, la loi vise une sécurisation documentaire : donner une photographie technique à un moment donné pour encadrer juridiquement une transformation du statut du bâtiment.

 

Le PPT, quant à lui, est venu s’adosser à cette logique par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, intégrée au CCH. Le texte impose progressivement aux copropriétés de plus de quinze ans l’élaboration d’un Projet de Plan Pluriannuel de Travaux, puis son vote. Le législateur y introduit une dimension prospective : ne plus seulement constater, mais planifier. Le bâtiment n’est plus seulement observé, il est inscrit dans une trajectoire.

 

Sur le plan juridique, l’architecture est claire. Le DTG alimente la connaissance technique, le PPT organise la programmation des interventions, le tout sous le contrôle de l’assemblée générale et dans le respect des majorités prévues par la loi de 1965. Le dispositif est cohérent dans sa logique normative. Il structure la décision collective, encadre la responsabilité des syndicats de copropriétaires et répond à un objectif de préservation du parc immobilier.

 

Mais c’est précisément ici que surgit la problématique centrale. La loi organise un cadre. Elle ne crée pas la culture technique qui devrait l’accompagner. Le DTG et le PPT sont pensés comme des outils de gouvernance du bâti. Dans la pratique, ils deviennent souvent des pièces d’un dossier administratif. On les réalise parce que le texte l’impose, parce qu’un notaire l’exige, parce qu’un calendrier réglementaire arrive à échéance. Le moteur est juridique. Le rapport au bâtiment reste secondaire.

 

Or un immeuble ne vit pas selon le calendrier des décrets. Il vieillit, se modifie, subit des usages, des interventions ponctuelles, des adaptations intérieures, des désordres parfois anciens. Le DTG, tel que défini par le Code, décrit un état apparent. Il ne peut ni garantir l’absence de pathologie cachée, ni anticiper les projets futurs des propriétaires. Le PPT, lui, planifie des travaux à partir de cette photographie. Mais planifier sans vision commune du futur du bâtiment revient souvent à organiser l’entretien sans traiter les transformations à venir.

 

Le droit fixe donc un cadre institutionnel solide. Le terrain rappelle une réalité plus mouvante. Beaucoup de DTG sont réalisés à des moments charnières juridiques — mise en copropriété, transaction, mise en conformité — alors que les décisions profondes sur la vie de l’immeuble ne sont pas encore connues. Inversement, certains immeubles arrivent à un état de dégradation avancée avant même que le cadre réglementaire ne soit activé. Le DTG peut alors apparaître tardif. Le PPT peut devenir un inventaire de contraintes plus qu’un outil stratégique.

 

La loi n’est pas défaillante. Elle joue son rôle : créer une structure de gestion collective et documenter la situation d’un immeuble. Mais elle ne transforme pas automatiquement les copropriétaires en gestionnaires patrimoniaux. Elle n’impose pas la lecture technique. Elle impose la production du document. La nuance est essentielle. On peut respecter scrupuleusement le cadre des articles L.731-1 et suivants, voter un PPT conforme à la loi Climat et Résilience, et pourtant rester dans une logique de conformité plutôt que de compréhension.

 

C’est là que le DTG et le PPT prennent leur véritable dimension. Non pas comme formalités, mais comme outils d’interface entre la norme et le réel. Ils traduisent juridiquement l’état d’un immeuble. Ils organisent la décision collective. Mais leur valeur dépend de la manière dont ils sont lus. Un DTG conforme aux textes peut rester un dossier rangé. Il peut aussi devenir un outil de pilotage patrimonial. La différence ne se situe pas dans la loi. Elle se situe dans l’usage qu’en font les acteurs.

 

La problématique n’est donc pas de savoir si le DTG et le PPT sont obligatoires. Elle est de comprendre que le droit a créé une structure, mais que cette structure ne produit ses effets que si elle rencontre une lecture technique et une volonté collective. Sans cela, le dispositif reste institutionnel. Avec cela, il devient opérationnel.

 

Le cadre juridique est clair. Les articles existent. Les obligations sont définies. Le terrain, lui, reste complexe, évolutif, parfois imprévisible. Entre ces deux dimensions, le DTG et le PPT sont les seuls outils qui tentent de faire le lien. Ils n’ont jamais eu vocation à tout résoudre. Ils ont vocation à rendre visible, à organiser, à encadrer. Le reste appartient toujours aux décisions humaines, à la capacité d’anticipation et à la manière dont chacun accepte de regarder son immeuble non comme un simple bien, mais comme un système technique vivant soumis au temps.


Avant de nous appeler

Un DTG ou un PPT n’est pas une formalité. Ce n’est pas un document pour “faire plaisir” à une assemblée générale. Ce n’est pas non plus un outil pour repousser une décision. Dans la pratique, c’est un document qui met noir sur blanc ce que l’immeuble va exiger dans le temps, avec ses priorités, ses contraintes, ses incohérences, et parfois ses angles morts.

Si vous cherchez le devis le plus bas, un document le plus léger possible, ou un rapport qui évite les sujets sensibles, je préfère être clair : je ne suis probablement pas le bon interlocuteur. Ce type de demande existe, et je ne le juge pas, mais il mène souvent à la même issue : une décision repoussée, puis imposée plus tard par l’urgence, la technique, ou la réglementation.

À l’inverse, si vous cherchez un travail utile — c’est-à-dire lisible, hiérarchisé, exploitable en assemblée générale, et cohérent avec la réalité de votre immeuble — alors vous êtes au bon endroit. Mon rôle consiste à constater, structurer, prioriser, chiffrer dans une logique défendable, et expliquer ce qui est faisable, ce qui ne l’est plus, et ce qui doit être assumé collectivement. Ensuite, je m’arrête : la décision appartient toujours aux copropriétaires et au syndic.

Le simulateur en ligne donne un ordre de grandeur. Il n’a pas vocation à remplacer un échange, ni à “figer” un prix sans comprendre le contexte réel (configuration, accès, documents disponibles, niveau d’attente, état technique, contraintes d’AG, calendrier). Si vous souhaitez un devis aligné sur votre situation, le plus simple est d’appeler : quelques informations ciblées suffisent souvent à cadrer correctement.

Enfin, je travaille sans promesse magique. Un DTG/PPT n’empêche pas les désordres, ne supprime pas les conflits, et ne garantit pas que tout se passera bien. En revanche, il permet une chose rare en copropriété : décider tant qu’il est encore temps, plutôt que de subir plus tard.

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Vérifier les informations
Nous recrutons… rarement.

Travailler ici n’est pas une opportunité. C’est une contrainte.

Nous ne recrutons pas. Ou plus exactement : nous ne recrutons pas par défaut. Notre activité repose sur des diagnostics engageants, des constats techniques assumés, et des rapports qui disent ce que le bâti révèle réellement — y compris lorsque cela dérange, complique une décision ou met fin à une illusion confortable.

Ici, il ne s’agit pas de cocher des cases réglementaires, ni de produire des documents rassurants. Il s’agit de voir, comprendre, hiérarchiser, et écrire ce que le réel impose, sans l’édulcorer.

Les profils que nous ne recherchons pas

Nous ne recherchons pas des profils juniors à former, des techniciens spécialisés sur un seul lot, des exécutants de trames, des professionnels qui attendent qu’on leur dise quoi voir, ou des personnes mal à l’aise avec le conflit, la contradiction ou la responsabilité technique.

Si vous cherchez un cadre rassurant, des méthodes figées, ou un poste où l’on “applique une procédure”, ce n’est pas le bon endroit.

Ce qu’exigerait, en théorie, un profil compatible

Un profil réellement compatible cumulerait — sans que cette liste soit négociable : au minimum 10 ans d’expérience réelle dans le bâtiment (pas uniquement dans le diagnostic), une compréhension transversale (structure, enveloppe, réseaux, usages, pathologies), une maîtrise avancée de l’efficacité énergétique et de ses limites, une capacité à produire des analyses écrites longues, argumentées, juridiquement lisibles, une autonomie totale sur site, sans supervision, une capacité à assumer un constat même lorsqu’il est mal reçu, et une absence totale de fascination pour les “solutions miracles”.

Autrement dit : un profil rare. Et nous en sommes conscients.

Pourquoi cette exigence

Parce qu’un DTG ou un PPT mal fait ne se contente pas d’être inutile. Il est dangereux. Il reporte des décisions. Il déplace des responsabilités. Il fabrique de faux consensus qui explosent plus tard, sous contrainte.

Notre travail consiste précisément à éviter cela. Et cela implique une exigence intellectuelle et technique élevée, que peu de professionnels acceptent réellement sur la durée.

En pratique

Si vous pensez correspondre à cette description, vous pouvez écrire. Il n’y a pas de poste ouvert, pas de promesse d’embauche, pas d’urgence.

Êtes-vous capable de produire des constats que vous accepteriez de signer seul, devant une copropriété entière ?

Si la réponse est non, inutile d’aller plus loin.

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